Images produit Google Shopping : trois règles changent entre Black Friday et janvier
novembre 3, 2026
Images produit Google Shopping : une main tient une loupe devant une page annotée de trois bulles, taille, métadonnée et modèles
Taille, métadonnée, modèles : les trois points à vérifier sur les images produit avant Black Friday.

Visuel de banque d’images, annoté pour illustrer les trois points de l’audit.

En bref : entre fin octobre et fin janvier, trois règles touchent les images produit d’un catalogue e-commerce. Google Shopping exigera au moins 500 × 500 pixels pour les images produit à partir du 31 janvier 2027, et demande déjà qu’une image générée par IA le déclare dans ses métadonnées. OpenAI a arrêté un modèle d’image le 23 octobre et en arrête trois autres le 1er décembre 2026. L’audit se fait avant Black Friday, pas pendant.

Le 27 novembre, votre catalogue sera plus regardé qu’à aucun autre moment de l’année. C’est aussi la période où trois échéances techniques tombent sur les images produit, Google Shopping en tête, et aucune ne s’annonce dans un back-office. Simataï fait le point : ce qui change, à quelle date, et ce qu’il faut vérifier tant que le catalogue est encore figé.

Images produit Google Shopping : 500 × 500 pixels minimum au 31 janvier 2027

Google a annoncé un minimum de 500 × 500 pixels pour les images de tous les produits, à partir du 31 janvier 2027. La page d’aide Merchant Center de l’attribut image_link le précise, et recommande des images d’au moins 1 500 × 1 500 pixels. Le seuil devient le même pour tout le catalogue, quelle que soit la catégorie.

Ce qui arrive à une image hors norme est écrit noir sur blanc : elle n’apparaît pas sur les surfaces Google, et une notification s’affiche dans la section Diagnostics de Merchant Center. Sur Google Shopping, une fiche sans image affichable perd l’essentiel de sa visibilité.

Les images en cause sont rarement les nouvelles. Ce sont les références anciennes reprises d’un fournisseur, les vignettes recadrées pour un autre canal, les déclinaisons exportées en petit format pour aller vite. Sur un catalogue de plusieurs milliers de références, elles passent inaperçues jusqu’à la notification.

Le contrôle tient en trois gestes : lister les dimensions de chaque image envoyée au flux, isoler tout ce qui descend sous 500 pixels sur un côté, puis trancher image par image entre une reprise du fichier source et une nouvelle prise de vue. Pour le détail des autres exigences visuelles des plateformes, voir notre article sur les exigences photo des marketplaces.

Une image générée par IA doit déjà le dire dans ses métadonnées

Cette règle n’attend pas janvier, elle s’applique aujourd’hui. Google écrit : « All images created using generative AI must contain meta data indicating that the image was AI-generated ». La même page interdit de retirer les balises intégrées, en citant la propriété IPTC DigitalSourceType.

Le risque tient moins à l’image générée qu’à la chaîne qui la transporte. Un export « pour le web », un compresseur ou un outil de redimensionnement peut supprimer les métadonnées sans rien signaler. La fiche technique d’un outil ne prouve rien sur ce point ; un fichier livré, ouvert et lu, le prouve.

Amazon applique déjà une logique voisine aux personnes générées sur les images produit. Le cadre général est détaillé dans notre article sur le marquage des visuels IA.

OpenAI change de modèle d’image en plein pic

OpenAI a arrêté le modèle gpt-image-1 le 23 octobre 2026. Trois autres modèles d’image suivent le 1er décembre : gpt-image-1-mini, gpt-image-1.5 et chatgpt-image-latest. Les remplaçants indiqués par OpenAI sont gpt-image-2.5-sunburst et gpt-image-2.5-flare.

Une marque appelle rarement ces modèles elle-même. Ce sont ses outils de détourage, de mise en scène ou de déclinaison qui s’en servent, et parfois ses prestataires. Quand le modèle change, le rendu peut changer avec lui, sur une teinte, une texture ou une ombre portée. Une série commencée en octobre et terminée en décembre risque de ne plus se raccorder. Notre article sur le fond transparent de GPT Image montre ce qu’une nouvelle version de modèle change réellement dans une chaîne packshot.

La question à poser à chaque outil et à chaque prestataire tient en une ligne : sur quel modèle tourne la chaîne qui produit mes visuels, et qu’est-ce qui a changé fin octobre ?

AI Act : la période de grâce du marquage s’achève en décembre

Depuis le 2 août 2026, l’article 50 de l’AI Act oblige les fournisseurs d’IA générative à marquer leurs contenus de façon détectable par une machine. Selon la Commission européenne, les systèmes déjà sur le marché avant cette date disposent d’une période de grâce jusqu’en décembre 2026. Concrètement, des fichiers produits par des outils que vous utilisez déjà vont commencer à porter des marques qu’ils ne portaient pas.

Côté marque, l’obligation de signaler un contenu généré ne passe pas au prestataire qui génère pour vous : nous l’avons développé dans notre article sur la sous-traitance de la retouche IA.

La liste à passer avant le 27 novembre

  1. Taille : extraire les dimensions de toutes les images envoyées au flux Google Shopping et isoler celles qui descendent sous 500 × 500 pixels.
  2. Métadonnée : ouvrir quelques fichiers générés par IA tels qu’ils arrivent dans le flux, et vérifier que la propriété IPTC DigitalSourceType y figure.
  3. Modèles : demander à chaque outil et à chaque prestataire le modèle d’image utilisé et la date de son dernier changement.
  4. Calendrier : inscrire le 1er décembre 2026 et le 31 janvier 2027 dans le planning de production, à côté de Black Friday et des soldes.

Pour les visuels de la période elle-même, notre article sur les visuels de Black Friday reste valable.

Chez Simataï

Nos retoucheurs enregistrent les fichiers par « Enregistrer sous » dans Photoshop, ce qui conserve l’ensemble des métadonnées d’origine, propriété IPTC DigitalSourceType comprise. « Exporter sous », à l’inverse, la retire. Le maillon à surveiller est ailleurs : un outil d’agrandissement ou de génération placé au milieu de la chaîne peut renvoyer un fichier neuf, sans aucune métadonnée. Nous pouvons aussi poser la métadonnée qu’Amazon demande pour les personnes générées.

Nous proposons aussi un audit de taille sur un catalogue existant, pour savoir avant janvier combien d’images passent sous le seuil de Google et lesquelles peuvent être reprises depuis leur fichier source.

Votre catalogue part sur Google Shopping pour Black Friday et vous ne savez pas combien d’images passent sous les 500 pixels ? Contactez-nous.

FAQ

Le minimum de 500 × 500 pixels vaut-il aussi pour les images additionnelles ?

Oui. La page de l’attribut additional_image_link reprend la même annonce et renvoie aux exigences de l’image principale. Si elles ne sont pas respectées, Google indique qu’il refuse le produit et le signale dans Merchant Center.

Que se passe-t-il si une image reste sous 500 pixels après le 31 janvier 2027 ?

Selon la page d’aide Merchant Center, elle n’apparaît pas sur les surfaces Google et une notification s’affiche dans la section Diagnostics.

Comment savoir si mes images générées gardent leur métadonnée IA ?

Ouvrir un fichier livré dans un lecteur de métadonnées IPTC et chercher la propriété DigitalSourceType. Seul le fichier tel qu’il arrive dans le flux fait foi.

Mon prestataire ne sait pas sur quel modèle tournent ses outils : que faire ?

Lui poser la question par écrit, outil par outil, et lui demander de vous prévenir de tout changement de modèle. Un prestataire qui génère des images pour vous doit pouvoir répondre.